Zoom sur l’importance de l’oxygénation en hydroponie

Quand on pense hydroponie on pense d’abord à l’eau, aux substrats, à la plante elle-même et aux différents produits nécessaires. Il est un élément qu’on ne peut pas omettre alors que c’est celui qui est en théorie le plus facile à obtenir : l’oxygène.

Pourquoi l’oxygène est un élément à surveiller en hydroponie ?

Dans un environnement clos le renouvellement de l’air est primordial si on ne veut pas que la plante s’asphyxie. Les différents produits et réactions chimiques de la vie d’une plante en culture de serre ou en plantations indoor auront tendance à appauvrir l’air en oxygène, traduction il faut aérer, un espace clos a nécessairement besoin d’un air renouvelé. La santé du jardinier lui-même n’est pas à exclure d’ailleurs.

L’arrosage des plantes, la fréquence de l’irrigation et les dosages en nutriments peuvent influer sur l’apport indispensable en oxygène. D’ailleurs on a beau dire oxygène c’est en fait de dioxygène qu’il faudrait parler. Car ce dioxygène va justement permettre les nombreuses réactions chimiques et moléculaires qui permettront aux plantes de se développer plus vite et plus spectaculairement que dans le cadre de cultures classiques, mais avec un certain degré de vigilance. Une plante trop irriguée risque tout simplement de voir ses racines pourrir et cela met un terme à sa vie, lentement mais sûrement.

Quels sont les signes d’un manque d’oxygène en hydroponie ?

Il faut commencer par rester vigilant et guetter des signes que quelque chose ne va pas : racines poussant vers la périphérie du substrat, les feuilles jaunissent, non pas par ce qu’elles se dessèchent mais bien parce qu’elles s’asphyxient, la plante stagne et sa croissance est ralentie, des parasites apparaissent (pythium notamment).

Comment réguler l’apport en oxygène pour une culture hydroponique ?

Une des solutions si la régulation de l’irrigation et une aération contrôlée ne semblent pas suffire est l’usage de peroxyde d’hydrogène (H2O2) dans le mélange nutritif, qui libérera de l’oxygène et permettra une meilleure oxygénation des plantes. Attention tout de même, c’est un produit à utiliser avec précaution car très oxydant, le port de gants et de protections pour les yeux est indispensable pour éviter les brûlures. Il faut aussi surveiller de façon précise le dosage selon sa concentration. Une erreur de dosage pourrait être néfaste pour la plante, et pour certains micro-organismes nécessaires à son développement.

Une autre solution est d’opter pour une irrigation raisonnée en réduisant le débit du goutte-à-goutte et en faisant attention à la nature du substrat (tous les substrats ne redistribuent pas l’eau de la même façon, la laine de roche ou la fibre de coco seront plus enclines à augmenter les risques d’asphyxie).

Il est de toute façon plus sain pour la plante d’arroser peu et régulièrement que beaucoup d’un coup. Dans le cas des gouttières, régler leur inclinaison pour augmenter le débit peut aussi s’avérer suffisant. Une autre solution est d’investir dans une pompe à air, mais cela génère du bruit en fonction des volumes à aérer.

Chaque cas demandera de comprendre les besoins réels de vos plantes, et selon le nombre de plantations, la nature de votre dispositif et les risques réels de manque d’oxygène, les solutions ne seront pas les mêmes.

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